
Trouble de stress post traumatique
Le trouble de stress post‑traumatique (TSPT) survient lorsqu’un événement très traumatisant affecte une personne au point qu’elle ne parvient plus à avancer ni à s’en remettre.
Trouble de stress post‑traumatique (TSPT)
Le trouble de stress post‑traumatique (TSPT) survient lorsqu’un événement très traumatisant affecte une personne au point qu’elle ne parvient plus à avancer ni à s’en remettre. Les événements traumatiques courants incluent la peur de mourir (par exemple lors d’un vol à main armée), une blessure grave (par exemple un accident de la route) ou des violences sexuelles. Si vous souffrez de TSPT, vous pouvez avoir des ré‑expériences (flashbacks) et des sensations pénibles liées à ce qui s’est passé ou à ce qui aurait pu se produire pendant l’événement, vous plongeant dans un état de panique et vous poussant à éviter tout rappel de cet incident.
Exemples concrets pour mieux comprendre le TSPT
Traumatisme direct : vous conduisez avec votre épouse et votre enfant lorsqu’un conducteur imprudent provoque un grave accident impliquant plusieurs véhicules. Votre épouse survit, mais votre enfant décède. Dans les semaines qui suivent, vous pourriez ressentir une culpabilité intense, de la colère et des pensées intrusives sur ce que vous auriez pu faire différemment (« j’aurais dû freiner plus tôt », « j’aurais dû prendre une autre route »). Vous commencez à avoir des flashbacks de l’accident : votre corps se raidit, votre cœur s’emballe, votre respiration s’accélère, comme si l’accident se reproduisait. Par conséquent, vous pouvez éviter de conduire, ce qui restreint considérablement votre vie quotidienne.
Témoin d’un traumatisme : une personne qui a assisté à un accident similaire, sans être blessée, peut aussi développer un traumatisme. Quelqu’un qui est intervenu pour aider la famille victime de l’accident peut commencer à faire des cauchemars sur les scènes vues et avoir des flashbacks (par exemple de l’enfant décédé).
Apprentissage d’un traumatisme subi par un proche : si vous entendez sans cesse le récit détaillé d’un membre de la famille victime d’une agression sexuelle lors d’un voyage, vous pouvez commencer à faire des cauchemars, ressentir une anxiété élevée, avoir des pensées intrusives, des flashbacks et une peur intense, bien que vous n’étiez pas physiquement présent. Cela peut aussi conduire à des comportements d’évitement, comme renoncer à voyager ou à quitter votre ville natale.
Traitement du TSPT
La thérapie comportementale et cognitive (TCC) a démontré une grande efficacité dans le traitement du TSPT.
Exposition prolongée : le patient est amené à s’exposer aux souvenirs traumatiques par des expositions en imagination ou à affronter des situations redoutées qu’il a évitées (exposition in vivo). L’objectif est de réduire la peur et l’évitement en confrontant progressivement les souvenirs et les situations.
Thérapie de traitement cognitif : la personne est invitée à écrire sur l’événement traumatique, à examiner les sentiments d’auto-culpabilisation et à explorer comment son interprétation de l’événement a pu nuire à son estime de soi et à ses relations.
Entraînement à l’inoculation au stress : il s’agit d’enseigner des compétences d’adaptation variées pour aider la personne à retrouver un sentiment de maîtrise sur son traumatisme. Ces techniques comportementales ont montré leur efficacité.
Toutes ces approches ont produit des bénéfices thérapeutiques durables et sont considérées comme des traitements éprouvés pour le TSPT.